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Un peu d’histoire…

Lors des premières sédentarisations des tribus et peuplades, l’homme se mit à domestiquer les animaux et notamment les herbivores. Le lait est devenu un aliment que l’homme apprit à conserver.

Le mot FROMAGE vient vraisemblablement du mot FORME et certaines fabrications ont donné leur nom au produit plus tard, tels les crottins issus des « crots » qui étaient en fait des pots en grès utilisés pour les lampes à huile et qui, une fois trouées, faisaient office de faisselles.

Durant le Haut Moyen Age, et sous l’influence des moines, de nombreuses variétés fromagères naquirent et l’on retrouve aujourd’hui ces produits pour notre plaisir gourmet.

De charlemagne à Napoléon III, des personnages célèbres de l’Histoire s’employèrent à donner franchises, droits et gages à certains fromages émaillant leur bon plaisir, y compris LOUIS XI qui, sauvé d’un ours par deux bûcherons, imposa le Saint Marcellin à la table royale.

Grâce à Pasteur et à ses études sur la flore microbienne et les levures, on apprit à maîtriser les techniques de fabrication qui furent ainsi un peu moins soumises aux aléas du hasard.

Avec l’avènement du Chemin de Fer, en pleine époque du machinisme, le fromage se mit à voyager et permit ainsi de nourrir les nombreuses cités ouvrières.

Néanmoins, le fromage n’apparut sur les tables bourgeoises, réellement qu’au 19ème siècle.

photo d'une vachephoto de fromage

PRÉHISTOIRE

Plus de 7000 ans avant JC

Les historiens datent le caillage du lait à cette période où le lait aurait été mis à cailler dans des panses d’animaux et égouttés dans des corbeilles en osier ou en jonc.

6000 ans avant JC

On a retrouvé près des cités lacustres (Palafittes) du 6ème millénaire dans la région des lacs suisses, des vases en argile perforés, et destinés à l’égouttage du caillé.

3000 ans avant JC

Des fresques sumériennes trouvées en Mésopotamie, représentent la traite du lait et les claies d’égouttage

ANTIQUITE

Dans de très anciens textes bibliques, il est fait mention du FROMAGE ( Abraham, David , Saül…)

670 avant JC

Homère décrit dans l’ODYSSEE comment ULYSSE vit le cyclope fabriquer son fromage dans son antre où se trouvaient des « claies chargées de fromages…. »

360 avant JC

Platon propose le fromage comme nourriture aux citoyens.

335 avant JC

Aristote explique dans son « Histoire des Animaux » :

“Il existe dans le lait une substance grasse qui, dans les laits caillés, devient semblable à de l’huile… »

Le lait de jument et d’anesse sont mélangés pour faire le lait de Phrygie… Il y a davantage de caséine dans le lait de vache que dans le lait de chèvre. Font cailler le lait, le suc de figuier et la présure ( lait formé dans l’estomac des animaux encore à la « mamelle »)

LE FROMAGE
A TRAVERS LES SIECLES

XIII ème siècle : Organisation des prmières Fruitières

En ce temps là, les hommes de la montagne , plus sensibles aux notions de solidarité, s’organisèrent en coopératives fruitières pour réunir suffisamment de lait et fabriquer un fromage de grande forme.

Ils accomplirent ensemble des progrès considérables en matière de technique fromagère et parvinrent ainsi très tôt à un seuil de recherche et de modernisation remarquables.

Ce sont eux qui élaborèrent tous les fromages à GRANDE FORME.

XV ème siècle : Un mot de plus dans notre dictionnaire

C’est durant cette période qu’apparut dans notre langue le mot « fromage » dans sa morphologie actuelle .

On le désignait auparavant de plusieurs manières : dans le nord de langue d’oïl par le mot « fromage » et dans le sud de langue d’oc par « Fourmage » ou « fourme ».

Après différents avatars, ce mot se fige enfin en français : fromage ( du latin « forma » qui signifie « forme »)

XII ème siècel : Fromages de villes et fromage des champs

Pendant tout le XVII siècle, le fromage, protéine relativement bon marché, a constitué, avec le pain, un des aliments de base de la nourriture campagnarde ( brie, livarot, fromage d’auvergne, Comté, beaufort…)

En ville, il n’y en avait presque pas.

XVIII ème siècle et XIX ème siècles : Le grand tournant de la gastronomie

Les citoyens du siècle des Lumières, en quête d’un savoir vivre et d’un savoir manger, ouvrirent les premiers restaurants dont le but initial était de restaurer le corps de leurs clients. Dans ce contexte particulier, le fromage prit peu à peu sa place d’élection, intercalé entre plats principaux et dessert.

Brillat Savarin, grand gastronome, ne déclara t’il pas « qu’un repas sans fromage est une belle à qui il manque un œil » ?

Début du XX ème siècle : Vous avez dit « progrès scientifique » ?

Peu à peu, la fabrication artisanale céda le pas à l’industrie qui, tout en maintenant les modes de fabrication traditionnels, perfectionna le produit en maîtrisant les risques bactériologiques et en optimisant sa qualité.

Aujourd’hui : Qualité et bien vivre

Les fromages qui arrivent aujourd’hui sur notre table sont le fruit d’un habile mariage entre technologie de pointe et savoir faire ancestraux. L’extrême variété de fromages que nous avons à notre disposition et leur grande qualité contribuent largement au « BIEN VIVRE », si cher à nos compatriotes, « BIEN VIVRE » dont vous êtes le meilleur ambassadeur.